On fait le bilan.

« C’est fou c’que le temps passe vite »

Et voilà. Ma première année de fac est terminée. J’ai à peine eu le temps de penser « Ça y est j’ai mon bac, je suis désormais étudiant officiel à l’université » que, hop, les deux semestres étaient déjà finis. Fin de la saison 1. Le dernier épisode a été plein de rebondissements. Fin des partiels, confirmation de mon départ en Angleterre, et déménagement -imprévu-. Car oui j’ai déménagé de mon petit 16 mètres carrés Boulevard Béranger. Déménager c’est quoi? C’est ranger, emballer, mais aussi trier. Et ce n’est pas seulement faire le tri dans ses affaires mais aussi dans sa tête. On retrouve des choses bourrées de souvenirs. On se rappelle, on fait le bilan, on se pose des questions.

Qu’est ce que j’ai fait cette année? Est-ce que j’ai changé? Évolué? Qu’est-ce que j’ai appris? Qui et combien de personnes ai-je rencontré? Combien de kilomètres ai-je parcouru en allant à la fac? Combien d’argent ai-je dépensé? Qu’est-ce que je n’ai pas fait que j’aurais voulu faire? Qu’est-ce que je regrette?

Ca cartonne

Ca cartonne

On se dit que tout ce qu’on a vécu pendant environ 9 mois c’est terminé. Ça fait maintenant partie des souvenirs, rangés quelque part dans un tiroir à l’intérieur notre machine à penser. Cependant, les aventures reprennent après la pub (pub de 4 mois): les vacances d’été. Car, oui, en fac d’Anglais on est en grandes vacances dès le mois de mai! Et pour les éventuels jaloux, voilà ce que je leurs dit: « C’est l’jeu ma pauv’ Lucette!« . J’ai donc déménagé in order to me mettre en coloc’ l’année prochaine (je sens que je vais avoir maintes choses à raconter sur ce blog). Et ça, ça va encore être une drôle d’aventure. Surtout que, quand il va falloir chercher un appart’ je ne serais pas en France. La bonne blague. Mais ce n’est pas grave, maman est là (qu’est-ce qu’on ferait sans nos mères hein?). J’en viens donc à la dernière partie qui clôture le dernier épisode de cette saison, mon départ en Angleterre (quelle transition!).  C’est très 3615RTV et j’en suis désolé. Je pars donc vendredi, en Eurostar (on a la classe ou on l’a pas), pour Cambridge. Vendredi ça va être: levé très très tôt, départ pour la Gare du Nord en voiture (merci encore la madre). Gare du Nord, je vais monter dans le train, puis passer sous la Manche, puis arriver à Londres (London pour les bilingouales), puis reprendre un train pour arriver –at last!– à Cambridge où je vais rester jusqu’au moi de septembre! Et tout ça avec je ne sais pas combien de kilogrammes de bagages.

Ensuite, je vais revenir en France, début septembre, enchaîner direct avec la reprise des cours et voilà une autre année qui va commencer sans n’avoir le temps d’expirer.

*Inspiration*

*Expiration*

-C’est bon, on est toujours le 10/05/2010, Ouf-

« Le temps passe et passe et passe
Et beaucoup de choses ont changé
Qui aurait pu s’imaginer qu’le temps serait si vite écoulé
On fait l’bilan calmement en s’remémorant chaque instant »

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In all my loneliness

I must confess.

Être entourer de plains de gens qui vous aiment et en même temps se sentir seul, quel paradoxe.

La volonté de vouloir faire pleins de choses mais de n’avoir personne avec qui les faire. J’entends par « personne », une personne ou des personnes. Donc on les fait tout seul, quand on peut. On se dit que tant pis, on a envie de le faire alors on va le faire même si personne ne veut le faire avec nous. On est grand, on est majeur, on n’a pas besoin d’être autres pour vivre. Oui.

Je pense. Je réfléchis. Peut être trop. Peut être qu’il faut foncer, ne pas se poser de questions et vivre chaque aventure que nous avons a porté de main. J’ai 19 ans, bientôt 20, et j’ai absolument l’impression de n’avoir rien fait de ma jeunesse (même si elle n’est pas encore finie), de mon adolescence. J’ai l’impression d’avoir manqué tant d’expériences que l’on peut faire quand on est adolescent. Même si, bien sûr, il n’est jamais trop tard pour les faire, ce n’est pas pareil. On est un peu plus vieux donc un peu plus mûr, on  réfléchi avant de faire quelque chose. On réfléchit trop, donc on s’angoisse, et par la suite on a peur. J’imagine qu’il y a des gens qui se disent l’inverse, que, eux, au contraire, on fait trop de choses, des choses peut être stupides, dangereuses, ou encore inconscientes, ou tout simplement géniales. Et bien, au moins elles en ont profité.

Alone in a crowd, I'm not here

Par exemple, en grandissant j’ai fait le choix de ne pas boire d’alcool. Cela peut paraitre banal (quoique de nos jours…). Une première chose que je ne fait pas et que peut être je devrais faire si je veux vraiment profiter de la vie. Pourquoi ce choix? Je trouve que boire de l’alcool est un fait que l’on retrouve dans ces sociétés des pays développées actuels. Ça fait partie des mœurs. « Tu n’es plus un enfant, tu es grand maintenant. Tu peux boire de l’alcool ». Et bien non, je ne suis pas d’accord. Et quand on fait le choix de ne pas être d’accord avec ce genre de choses, cela parait totalement bizarre au regard des autres, famille ou amis. Puis la famille comprend, et ne cherche plus à, quand même, essayer de te servir un verre. Quand aux amis c’est généralement un peu plus difficile. Ils l’acceptent mais essaient par tout les moyens de te convaincre que boire c’est bien, c’est délire. Ils te disent que, quand tu bois, tu t’ouvres, tu rigoles, tu vas parler aux gens que tu ne connais pas. Bref c’est l’éclate quoi! Et bien je trouve que, même si j’en conviens que l’alcool facilite ce genre de comportements, tout ne lui ai pas dû. Justement, il « facilite », donc tout pourrait très bien se faire sans lui. Il suffit juste de se le dire. Enfin, peut être ai-je tord. En tout cas je refuse de me dire qu’il faut que je boive de l’alcool pour rire et rencontrer des gens! Oui, j’ai des tendances un peu anticonformistes. J’ai horreur de faire comme tout le monde, de tous se ressembler, d’être comme tout le monde. Pourquoi la vie se résumerait à: boire, fumer, baiser? Il y a des milliers d’autres choses à faire dans la vie. J’en reviens à mes moutons. Peut être que c’est à cause de ce genre de choix que je fais que j’ai l’impression de ne rien faire dans ma vie, de rater ma jeunesse. Et si je suis réellement en train de rater ma jeunesse je ne vous raconte pas comment sera ma crise de la quarantaine! Explosive à mon avis.

« On est jamais plus seul que dans la foule »

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