Je ne sais pas où je vais.

Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas où j’en suis. Bref, je suis perdu. Alors j’écris. J’écris pour ranger, pour essayer de trouver ma place sur cette immense carte qu’est la vie. Il faut que je trouve mon chemin, ou plutôt le bon chemin, celui qui mène vers un avenir qui me correspond. En attendant je prends la vie comme elle vient. Mais le temps passe. Trop vite, comme toujours. Dans quelques mois j’aurai ma licence en poche, mais ce qui vient ensuite, pour le moment, c’est le vide, le néant, une page blanche qui ne demande qu’à être souillée.

Pourtant ce n’est pas comme si je n’avais pas été prévenu. J’avais quelques années à peine quand on m’a demandé pour la première fois: « Qu’est ce que tu veux faire quand tu sera grand? »
Mon rêve d’enfant c’était de devenir cuisinier, mais j’ai vite abandonné en entendant dire autour de moi « t’es trop difficile pour être cuisinier, tu manges rien ». Alors je mange toujours rien. Après j’ai voulu être pharmacien, puis ostéopathe, puis kinésithérapeute, puis prof, puis… Alors j’ai passé un Bac scientifique –parce que « ça ouvre toutes les portes »–, et je suis donc rentrée en fac…..d’anglais.

Mais voilà, déjà deux ans de passés, bientôt trois, et il faut que je trouve –rapidement– ce que je veux faire ensuite. Partir un an à l’étranger en étant assistant dans une école? Oui mais je ne veux pas faire carrière dans l’éducation, à priori, même si ça serait super enrichissant et que ça me permettrait de pratiquer correctement la langue. Un master pro donc, pour être dans la suite logique des choses. Mais quoi? Où? Pour quoi faire? Retour à la case départ.

« Je perds mon temps à me poser des questions au lieu d’agir. »

Dans mes rêves, je suis écrivain, je suis réalisateur, ou je suis Antoine De Maximy. Ambitieux, peut-être. Incertain, certainement. Mais j’ai la flamme. Celle qui brûle sans cesse au fond de moi et qui me dit « Antoine tu peux réussir ta vie, tu en es tout à fait capable ». Et si vous saviez comme ma vie a changée depuis un an… Je me dis que tout est possible, tout est réalisable. Dans mes rêves, j’ai réussi ma vie, surtout.

« J’ai la p’tite flamme, sainte Thérèse, j’vois des grandes choses »

Oui j’ai peur. Peur de l’échec, qu’il soit social ou professionnel. J’ai peur d’arriver à 80 ans et de me dire « j’aurais du faire ci » « j’aurais du plus profiter » « j’aurais du faire ça » ou encore « je voulais faire ça quand j’étais jeune, et je l’ai jamais fait, maintenant je regrette ».

D’un autre côté, je crois que si je savais où j’allais depuis le début, je n’irai plus. Ça me ferait trop peur de savoir que mon avenir est déjà tout tracé au propre. J’aime me laisser voguer. Et je sais saisir les opportunités quand elles se présentent. La preuve, je suis parti travailler trois mois en Angleterre l’année dernière, j’ai trouvé un super stage cet été, et j’ai même (peut-être) trouvé un job d’été chez Air France. Donc je me dis que je peux avoir confiance en moi un minimum. Je suis un vagabond airant sur cette immense carte. Je transporte toujours mes bagages avec moi. Je me laisse guider, je fais confiance à mon instinct. Je suis un vagabond de la vie.

-Oh Darling, let’s be adventurers!

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10 réflexions au sujet de « Je ne sais pas où je vais. »

  1. Le fait qu’un Bob l’éponge soit sur cette page compte méritait un commentaire.

    Sinon j’pense que quelques projets suffisent à réussir une vie. Et un cul bordé de nouilles en rencontrant la bonne personne au bon moment. Aussi. Juste à provoquer cette opportunité, le talent fera le reste.

    • Oui c’est certain qu’avoir des projets ça aide, même simplement des petits projets. Faut-il encore réussir à en avoir.
      Je ne suis pas bien sûr de comprendre ce que tu veux dire par « un cul bordé de nouilles ». En fait je ne comprend pas du tout. Pourrais-tu m’expliquer cette expression plutôt rigolotte?

    • Oui j’ai beaucoup pensé à cette chanson en écrivant mon article. J’adore les textes de ce groupe (enfin j’adore aussi le groupe hein!) 😉

  2. J’ai remarqué ce matin, qu’on pourrait aussi mettre en parallèle ce court métrage, « j’ai vomis dans mes cornflakes »: http://youtu.be/Ftk4EqUDZr0

    « Si les enfants veulent tous devenir astronautes, c’est pour se barrer de cette terre où ils devront vivre toute leur vie. »

  3. Un très beau billet, dans lequel je me retrouve beaucoup. Je m’interroge en permanence sur « comment réussir ma vie », mais je doute qu’on soit les seuls !

  4. Ping : Face à moi même | La planète Antoine.

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