Julien Doré, un Bichon bichonnant, à bichonner.

« L’ukulélé, la barrette dans les cheveux, c’était juste des accessoires qui me permettraient d’être reconnaissable parmi les 5 000 candidats. »

C’est en 2007 que son minois apparait sur la petite boite dans votre salon. Un Julien Doré a l’air fragile, qui ne veut pas se séparer de son ukulélé bon marché, quitte à devoir quitter la salle du jury sans même passer l’audition.

Mais ce n’étais pas une âme perdue qui n’avait rien à faire de sa vie et qui c’est dit « tiens si ça trouve je chante bien, je vais faire la nouvelle star », non. C’est un artiste, et c’est pour ça qu’il a réussi.

Baby One More Time? Comme quoi la chanson était bonne, c’était juste Britney le problème.

Let’s go back in time.
Julien Doré est l’arrière-arrière-petit-neveu du peintre Gustave Doré, diplômé des Beaux-arts, oui.
Il a lui même étudié aux Beaux-arts de Nîmes.

Il baignait déjà dans la musique avant de faire ce casting de téléréalité. Son premier groupe, Dig Up Elvis, crée en 2002, et qui a depuis enregistré quelques titres en studios et sortis un EP. Puis en 2006, Julien Doré monte un projet, dont le nom de code est The Jean D’Ormesson Disco Suicide, en collaboration avec Guillaume de Molina (un des membres de Dig Up Elvis). C’est d’ailleurs l’une de leurs reprises (Funny Fishy Pussy) qu’il interprétera accompagné de son ukulélé lors du casting pour la Nouvelle Star.
Voilà pour ce qui est du coté un peu plus « méconnu » de ce cher Goldy.

« J’aime les chanteurs élégants à la voix de basse, qui donnent du chic à la variété. »

Julien Doré et son bichon (crédit photo Philippe Quaisse)

Bichon.
Tempête finis, je reprends

Ni un ersatz, ni un succédané, un travail abouti qui vient s’ajouter parfaitement dans la ligné de son premier album. C’est clairement lui qu’on retrouve dès les premières secondes et ça, d’une part ça rassure, et d’autre part c’est plus que plaisant. Il n’est pas allé se perdre dans un autre style qui ne lui correspond pas, comme d’autres ont pu le faire. Et puis, on en oublierait presque qu’il cet artiste sort de l’émission Nouvelle Star. Il a réussis son coup, enfin, son deuxième coup devrais-je dire.

La première chanson de l’album, à la fois chanté et parlé, ouvre parfaitement l’album. D’ailleurs son titre, Baie des Anges, aurait aussi fait un titre parfait pour l’album. Une baie des anges dont Julien fait partie, plus qu’un ange, c’est un bichon. Un titre introductif parfait, qui remplit complètement son rôle, tout en restant une chanson. Ce n’est pas une intro que l’on zappe directement une fois qu’on l’a écouté une fois.

Pour le reste des titres (11 au total) du CD1:

Kiss Me Forever, premier single, du kitch comme on aime, et du bichon

L’été Summer, un accent anglais pourri, mais on connait, ça choque plus. L’été se meurt.

Golf Bonjovi, une Ode, voilà tout est dit

Laisse Avril, une très belle et douce chanson

Roubaix mon amour, une atmosphère particulière, le tourbillon d’une machine

Glenn Close, « Un parcours sentimental où les chansons posent les mêmes questions sur le doute, la fragilité, la peur d’être abandonné. »  -Julien Doré

Vitriol, un texte et une musique acidulé sur un zeste de kitsch

Miami, Je dirais que c’est chanson la plus décalée de l’album, féérique et rocambolesque

Bleu Canard, « Le ciel est bleu, bizarre, Le ciel est bleu, connard. »

Homosexuel, écrit par Philippe Katerine et avec la participation de l’accordéoniste Yvette Horner. Une dernière chanson, complètement barrée, tellement drôle, on retrouve clairement l’univers de Katerine et Doré, un très bon mélange. A écouter absolument.

Julien Doré en concert
Téléviseur blanc, type années soixantes, une trompette posée sur le dessus, et un tapis en dessous, voilà ce qui composait le décor de scène à Tours. En plus on pourra noté: un gong en arrière plan et une décoration « Julien Doré Orchestra » pour le piano et la batterie.

Julien Doré est vraiment époustouflant en concert. Bien sûr cela est dû au fait qu’il dépasse les limites. Outre plusieurs remarques à propos de son jean trop serré et de sa certaine excitation, il est vraiment très bon artiste (si je puis dire, à la manière de « bon public »). En effet il a permit aux personnes de s’approcher de la scène alors que la sécurité leur demandait d’aller se rassoir (on était dans une salle assise et c’était le début du concert), peu de temps après Julien a littéralement enivré la salle. Entre autre aussi, il a fait le tour de la salle pendant l’une de ses chansons, et a carrément fait une chanson « bonus » à la fin, en acoustique en plein milieu du public. C’était simplement génial et magique. L’avantage était que l’on était dans une petite salle (vive la Province!), et ça devait être la deuxième date seulement de sa tournée donc forcément il avait la patate. Parfait pour les groupies comme moi (non je rigole je suis bien trop timide).

En parlant de groupies, j’ai d’ailleurs été étonné par la moyenne d’âge du public. Je m’attendais à avoir plein de petits pouffes de 15 ans à peine et totalement hystérique, mais en fait non. Au contraire je crois qu’il y avait une majorité de personnes ayant la quarantaine passée! Puis ensuite des jeunes de 20/30 ans, et enfin en minorité des ados.

Bref, je conseille à 200% d’aller le voir en concert pour ceux qui en ont l’occasion, vous ne serez pas déçu!

Julien Doré en concert à Tours

Allez, j’arrête là, c’est l’heure de promener bichon.

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Je suis un dròle d’animal.

Mais qui suis je donc ?

Je suis le moins humain des animaux,
Je suis le pire.
Je pense à rien qu’à sauver ma peau. (pour ainsi dire)
Le plus sauvage des fauves en cage.
Je suis de loin le moins beau.

Je suis le dernier maillon de la chaîne.
Un homme qui n’a plus figure humaine.

A quoi me sert mon cerveau ?!

Aujourd’hui, 08 novembre 1011, vers environ 10h30.

Ce matin, en chemin pour aller à la fac, alors que je traversais, à pieds, le pont qui relie, ce qu’on appelle communément, « Tours Nord » à Tours « Centre », j’aperçois au loin un homme, que je crois alors assis « à califourchon » (Dieu, quelle expression!) sur le rebord du pont. Le casque sur les oreilles, je marche d’un pas déterminé et ne prête pas plus d’attention à cet homme. Mais au fur et à mesure que je me rapproche de lui, je me rend compte qu’il n’est pas juste « assis », non. Il a un pied dans le vide, et l’autre à demi plié sur le rebord du muret qui sépare le pont du néant. Je regarde un peu plus attentivement l’homme, je vois bien qu’il ne semble pas au meilleur de sa forme. J’approche toujours un peu plus de lui, et plus j’approche, plus mon instinct, mes tripes, me disent: « Ce mec là, il a l’intention de sauter ». Toujours un peu plus fort cette phrase résonnait dans ma tête: « Ce mec là, IL A L’INTENTION DE SAUTER« .

Difficile d’appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Étouffent un peu plus les cris d’amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent

J’avance. Quand je passe enfin à son niveau, je pense du plus fort de moi (presque les yeux et les poings fermés du plus fort de ma force): « Saute pas. Saute pas. Saute pas. Saute pas. Saute pas. » Là, j’aperçois un monsieur, de petite taille, l’air bizarre, cheveux longs et lunettes de soleil (au mois de novembre je précise), arrêté sur le trottoir, une valise roulante à la main, ne sachant pas s’il doit avancer, reculer, lui parler, disparaitre. Bref, je passe à coté de lui et j’arrive enfin au bout du pont. J’ai peur. Peur de regardé s’il a sauté. Peur de le voir sauté. Peur du suicide. Peur de la mort. J’attends, de faire encore quelques mètres et je décide de regarder en arrière pour « voir s’il est toujours là, sur le pont », de ce coup d’œil, j’aperçois au loin une femme, aux cheveux gris, long jusqu’aux épaules, s’arrêter à ses côté. À ce moment, l’homme de petite taille, qui n’avait pas bougé, décide d’avancer et vient également aux côté de l’homme. Puis un autre homme arrive, qui devait sans doutes marcher quelques mètres derrière la dame, et s’arrête également. J’imagine qu’ils ont du lui dire quelques mots avant de le descendre, pour le mettre sur la « terre ferme » (bien que sur un pont). L’homme m’a paru très frêle lorsqu’ils l’ont aidé à revenir sur le pont, normal en même temps, mais sauf. Je suis soulagé, mais un sentiment de culpabilité s’empare de moi. Les larmes me montent, mais je me retiens de pleurer. Je m’en veux. J’aurais été prêt à m’auto-flageller tellement je m’en voulais. J’ai besoin de faire sortir ça de ma tête. J’avais décidé d’aller à la fac pour bosser quelques heures avant le début des cours, je n’allais donc pas voir un seul ami avant un moment. Je décide donc tweeter ce qui vient de m’arriver:

1er tweet:
« OMG je viens de passer à côté d’un mec qui était peut être à deux doigts de sauter d’un pont et je me suis même pas arrêté. »

2eme tweet, à la suite:
« J’ai limite envie de pleurer tellement je culpabilise 😦 »

3eme tweet, toujours à la suite:
« (une dame qui était derrière moi s’est arrêté et il est sauf, je précise quand même) »

J’ai toujours les larmes aux yeux. Heureusement je marche, ça me vide l’esprit, et permet d’évacuer le « stress » du moment. Je culpabilise. Et si l’homme avait sauté? Je m’en serais voulu toute la vie.

Pas facile d’être un adulte. Pas facile d’affronter ses peurs et ses angoisses.

J’étais là, j’ai rien dit
Et puis j’suis parti […]
Si j’y suis retourné?

J’étais là et je n’ai rien fait
Et je n’ai rien fait
J’étais là pourtant
J’étais là et je n’ai rien fait

Je remercie tous ceux qui ont répondu à mes tweets de détresse: @thibaultdm @MrBrouillons @bluelands @newem @sebastien_l @pingui @heimdallr59 @sailortoshyo @TDLKB et @Like_A_Dandy. ❤

[Crédits paroles: Tous les cris les SOS (Daniel Balavoine); J’étais là (Zazie); Dròle d’animal (Calogero).]